Table des matières

4-Les conditions préalables

Les conditions préalables à la prière sont de trois ordres :

  • Les conditions dont l’existence est indispensable pour que la prière incombe obligatoirement au fidèle, et que l’on appelle shurût wujûb ;
  • Les conditions dont l’existence est indispensable pour que la prière soit valable, et quel’on nomme shurût sihha.
  • Les conditions dont l’existence est indispensable pour que la prière soit à la fois obligatoire et valable, et que l’on appelle shurût wujûb wa sihha.

Les conditions dites shurût wujûb

Pour que le fidèle soit astreint à l’obligation de la prière, il faut :

  • qu’il soit pubère1) ;
  • qu’il ne soit pas contraint à délaisser la prière, comme d’être menacé de mort, d’être battu ou emprisonné s’il prie2).Le fidèle sous la menace fera de la prière ce qu’il en peut, à l’instar du malade.

Les conditions dites shurut wujûb wa sihha

Pour que que le fidèle soit astreint à l’obligation de la prière et qu’il la fasse valablement, il faut :

  • qu’il soit doué de raison. Celui qui a perdu la raison, qui s’est évanoui, qui est dans le coma ou en état d’ivresse, voit sa prière invalidée tant qu’il n’a pas recouvré ses sens ; il en est en outre dispensé tant qu’il se trouve dans cet état.
  • qu’il puisse faire son ablution avec de l’eau (petite ou grande ablution) ou avec un sol pur (ablution pulvérale). Qui ne trouve ni eau ni sol pur, ou trouve l’un des deux mais ne peut l’utiliser, n’est pas astreint à l’obligation de la prière, ni dans son temps légal (adâ’),ni hors de son temps (qadâ’). S’il la faisait sans ablution, il verrait sa prière invalidée ;
  • qu’il ait souvenir de la prière qu’il a à accomplir. S’il a oublié sa prière, il n’est tenu de s’en acquitter que lorsqu’il s’en rappelle ;
  • que le temps légal de la prière canonique ait commencé. Tant que le délai imparti à la prière canonique du moment n’a pas commencé, le fidèle n’est pas obligé de la faire ; s’il l’accomplissait avant son temps légal, elle serait invalidée ;
  • que le fidèle ne soit pas en état de menstrues ou de lochies. La femme en état de menstrues ou de lochies n’est tenue ni d’accomplir les prières canoniques dans leur temps ni de les remettre à plus tard ; si elle priait dans ces états, sa prière ne serait pas valable.

Les conditions dites shurût sihha

Pour que la prière soit valablement accomplie, il faut :

  • a. que le fidèle soit musulman3) ;
  • b. qu’il soit en état de pureté mineure et majeure4) ;
  • c. que le lieu de prière du fidèle, son corps et son vêtement soient exempts de toute impureté matérielle ;
  • d. qu’il couvre sa nudité ;
  • e. qu’il soit orienté vers la qibla.

a. Le fidèle doit être musulman

La prière du non musulman n’est pas valable, même si, dans l’absolu, il est astreint à l’obligation de la faire, selon l’avis qui prévaut dans l’école.

b. il doit être en état de pureté mineure et majeure

La prière du fidèle en état d’impureté mineure ou majeure est invalidée.

c. Le lieu de prière du fidèle, son corps et son vêtement doivent être exempts de toute impureté matérielle((Dans la Sunna à propos de la pureté du corps : « Fâtima Bint Abî Hubaysh – Dieu l’agrée – dit à l’Envoyé de Dieu  : « Ô Envoyé de Dieu, je n’arrive pas à être en état de pureté ; dois-je renoncer à la prière ? Ce que tu as, répondit le Prophète, c’est le sang d’une veine, ce ne sont pas des menstrues. Quand tes menstrues arrivent, cesse de faire la prière ; puis, lorsque le temps normal sera écoulé, nettoie le sang qui est sur toi et fais ta prière. » In al-Bukhârî, d’après ‘Â’isha – Dieu l’agrée.))

La pureté du lieu concerne les endroits où le fidèle pose son front, ses mains, ses genoux et ses pieds dans la prière ; elle ne concerne pas le sol qui se trouve sous le tapis ou la natte de prière, quand même il serait souillé5). Quant à l’état de pureté de ce que porte sur lui le fidèle, il concerne ses vêtements, son turban, ses chaussures, sa ceinture, etc.6) A moins que le fidèle n’ait pas connaissance de l’impureté matérielle qui le souille, ou qu’il n’ait pas la possibilité physique ou matérielle de s’en débarrasser, auquel cas sa prière est valable, en toute circonstance.

Dans quelle mesure est-il permis de prier avec une impureté matérielle sur le corps,le vêtement ou le lieu de prière

Il est permis au fidèle de prier en étant souillé toutes les fois qu’il a été sali par le contact d’une impureté matérielle qu’il lui est difficile, voire impossible d’éviter. Dans le Coran :

Dieu ne met aucune gêne pour vous dans la religion
هُوَ اجْتَبَاكُمْ وَمَا جَعَلَ عَلَيْكُمْ فِي الدِّينِ مِنْ حَرَجٍ
sourate 22, verset 78. 

Est donc valable, la prière :

  • de la mère dont le vêtement ou le corps est souillé par les excréments de son nourrisson,bien qu’elle ait cherché à éviter leur contact ;
  • du boucher ou du chirurgien dont le tablier est souillé par le sang des chairs qu’il manipule. Ceci étant, il est conseillé à ces personnes d’avoir un vêtement spécifique pour la prière ;
  • du fidèle dont le corps, le vêtement ou le lieu de prière est souillé par une impureté matérielle équivalente à la largeur d’un dirham baghlî7). Peu importe que cette impureté ait été émise par un être humain ou un animal, par soi ou par autrui, qu’elle ait souillé le fidèle dans, ou hors de la prière ;
  • du berger dont le corps, le vêtement ou le lieu de prière est sali par une impureté émise par ses bêtes ;
  • du fidèle dont le vêtement ou le pied est souillé par une boue douteuse, tant que la route est bourbeuse et n’a pas séché ;
  • de la femme dont le bas du vêtement sec balaye une surface impure et sèche.

Dans tous ces exemples, il est permis au fidèle, quoique son corps, son vêtement ou son lieu de prière soit entré en contact avec une impureté matérielle, d’accomplir sa prière dans l’état où il se trouve.

Les lieux où il est permis de prier

Il est permis de prier à même le sol dans les enclos pour les vaches et les moutons, car les excréments de ces animaux sont purs, ainsi qu’il a été vu plus haut.

Dans la Sunna :

“Un homme demanda à l’Envoyé de Dieu s’il pouvait prier dans un enclos pour les moutons ?
- Oui, répondit le Prophète.
– Puis-je prier, reprit l’homme,dans les points d’eau aménagés pour faire boire les chameaux ?
- Non, répondit le Prophète.8)

Il est aussi permis de prier dans les cimetières, qu’ils soient visités ou abandonnés, que les morts qui y reposent soient musulmans ou non9).

Il est également permis au fidèle de prier dans les lieux où l’on prend les bains, où l’on jette les ordures, où l’on abat les animaux, dès lors qu’il estime en son âme et conscience, pouvoir se préserver des impuretés qui s’y trouvent.
S’il doute de la pureté du lieu de prière et qu’il prie dans cet état d’esprit, sa prière est réprouvable, et il est tenu de la refaire dans un lieu pur durant le temps légal qui lui est imparti. Si le temps légal de la prière est achevé, le fidèle n’est plus tenu de rien.
Si par contre le fidèle est certain que le lieu où il s’apprête à faire la prière est impur, il lui est interdit d’y prier. Si malgré tout il y prie, il est tenu de refaire sa prière dans et après le temps légal qui est imparti à celle-ci.

Les lieux où il est réprouvable de prier

Il est réprouvable de prier dans les points d’eau aménagés pour faire boire les chameaux10).

Dans la Sunna :

« Un homme demanda à l’Envoyé de Dieu s’il pouvait prier dans un enclos pour les moutons ?
- Oui, répondit le Prophète.
– Puis-je prier, reprit l’homme, dans les points d’eau aménagés pour faire boire les chameaux ?
-Non, répondit le Prophète.11) »

Si le fidèle prie aux abords des abreuvoirs pour chameaux, il est tenu de refaire sa prière ailleurs dans le temps légal de celle-ci, même s’il pense pouvoir se préserver des impuretés qui s’y trouvent, car le caractère réprouvable de la prière dans ces lieux est motivé par des considérations adoratives qui transcendent la raison humaine (‘illa ta‘abudiyya).
Il est réprouvable de prier dans les lieux de culte des non musulmans, que ces lieux soient visités ou abandonnés12), à moins que la nécessité l’y oblige (crainte d’un ennemi, froid intense…), auquel cas cela est permis, sans réprobation aucune. Si le fidèle y prie sans nécessité, il est tenu de refaire sa prière ailleurs dans son temps légal.

d. le fidèle doit couvrir sa nudité

Le vêtement qui couvre la nudité du fidèle doit être opaque et ample.
Par opacité du vêtement, on entend le fait qu’il ne laisse pas passer la lumière et donc, ne laisse pas distinguer la couleur de la peau et la forme du corps. Si le fidèle prie dans un vêtement qui, à première vue, laisse distinguer la couleur de sa peau, sa prière est annulée.
S’il prie dans un vêtement qui laisse distinguer la couleur de la peau seulement après examen détaillé, sa prière est réprouvable et il est invité, sans obligation, à la refaire dans sontemps légal.
Par amplitude du vêtement, on entend le fait qu’il ne soit pas moulant et ne colle pas au corps de sorte à laisser distinguer les parties que le fidèle doit couvrir13). Si le fidèle prie dans un vêtement moulant les parties du corps à couvrir, sa prière est réprouvable et il est tenu de la refaire dans son temps légal.
Fait cependant exception, le cas où le fidèle prierait dans un vêtement qui moule les parties du corps qu’il doit couvrir à cause de la pluie ou du vent, auquel cas sa prière ne serait pas réprouvable et il ne serait pas tenu de la refaire.

Les parties du corps que le fidèle doit couvrir (‘awra)

On distinguera les parties du corps que le fidèle doit couvrir dans la prière, et celles qu’il doit couvrir en dehors de la prière, c’est-à-dire, le reste du temps.

Les parties du corps à couvrir pendant la prière

Concernant la prière à proprement dit, les parties du corp s que le fidèle doit couvrir sont de deux catégories :
-la partie du corps dite ‘awra mughalladha,
-et celle dite ‘awra mukhaffafa.

La partie du corps dite ‘awra mughalladha

Pour l’homme, il s’agit de la verge, des testicules et de la raie des fesses.
Pour la femme, il s’agit de la partie antérieure (le ventre) et postérieure (le bas du dos au niveau du ventre) du tronc, jusqu’aux genoux.
Pour que la prière du fidèle soit valable, il faut que celui-ci ait la partie du corps dite‘awra mughalladha entièrement couverte. S’il prie avec une quelconque partie du corps dite ‘awra mughalladha dénudée, en ayant la possibilité de la couvrir et en ayant conscience de son état de nudité, sa prière est annulée. Il doit alors refaire sa prière, que ce soit dans, ou hors de son temps légal. S’il n’a pas la possibilité de couvrir la partie du corps dite ‘awra mughalladha (parce qu’il n’a pas de moyen de s’habiller ou d’emprunter un habit), ou qu’il n’a pas conscience de son état de nudité, sa prière demeure valable.

La partie du corps dite ‘awra mukhaffafa

Pour l’homme, il s’agit de la partie du corps comprise entre le nombril et les genoux,outre la verge, les testicules et la raie des fesses.
Pour la femme, il s’agit de tout le corps,outre la partie antérieure et postérieure du tronc jusqu’aux genoux, à l’exception du visage et des mains, lesquels ne sont pas considérés comme des parties du corps dites ‘awra.
Pour que la prière du fidèle soit valable, celui-ci doit avoir la partie du corps dite ‘awra mukhaffafa entièrement couverte. S’il prie avec une quelconque partie du corps dite ‘awra mukhaffafa dénudée, sa prière est annulée. Il doit alors refaire sa prière dans le temps légal dit darûrî. S’il est sorti du temps darûrî sans avoir refait sa prière, il lui est recommandé de s’en acquitter hors de ce temps, sans toutefois que cela soit obligatoire14). Font toutefois exception, la plante des pieds, pour la femme, et les cuisses15), pour l’homme, qui, même si elles sont dénudées dans la prière, n’obligent pas à refaire celle- ci, quoique ces parties du corps soient considérées à l’origine comme ‘awra mukhaffafa.

Les parties du corps à couvrir en dehors de la prière

S’agissant maintenant des parties du corps que le fidèle doit couvrir en dehors de la prière, elles sont fonction de la personne en présence de qui l’on se trouve.
Ainsi, dans le cas où le fidèle :

est une femme, et qu’elle est en présence :

  • d’une femme musulmane, la partie du corps qu’elle doit couvrir va (au minimum) du nombril aux genoux ;
  • d’une femme non musulmane, elle ne doit laisser apparaître que le visage et les mains, selon l’avis autorisé dans l’école ;
  • de parents mâles (avec lesquels il lui est interdit de se marier), elle ne doit laisser apparaître que la tête (cheveux et visage), le cou, les mains et les pieds 16) ;
  • d’hommes avec lesquels elle peut légalement se marier, elle ne doit laisser apparaître que le visage et les mains17).

est un homme, et qu’il est en présence :

  • de parents hommes et femmes, il doit couvrir la partie du corps qui va du nombril aux genoux ;
  • de femmes avec lesquelles il lui est permis de se marier, il doit se couvrir entièrement le corps, sauf la tête, les mains et les pieds.

est un enfant mâle :

  • de moins de neuf ans, il n’a pas de ‘awra, et partant, il est permis à une femme de poser le regard sur toutes les parties de son corps de son vivant, ainsi que de procéder au lavage rituel de sa dépouille après sa mort ;
  • de neuf, jusqu’à douze ans, il est permis à une femme de poser le regard sur toutes les parties de son corps de son vivant, mais pas de procéder à son lavage rituel après sa mort ;
  • treize ans et plus, il est astreint, en matière de ‘awra, aux mêmes règles que l’homme adulte.

est une fille :

  • de moins de deux ans et neuf mois, elle n’a pas de ‘awra et peut être vue entièrement nue ;
  • de trois à quatre ans, elle peut être vue entièrement nue de son vivant, mais ne peut être lavée rituellement par un homme après sa mort ;
  • de six ans et plus, elle obéit, en matière de ‘awra, aux mêmes règles que la femme adulte18).

e. Le fidèle doit être orienté vers la qibla

Pour que la prière du fidèle soit valable, il faut obligatoirement qu’il soit orienté vers la qibla, sous réserve :

  • qu’il ait la possibilité de le faire. Ainsi, qui ne peut se tourner vers la qibla pour cause de maladie ou autre, et ne trouve personne pour le changer de position, pourra prier dans la direction où il se trouve sans avoir à refaire ensuite sa prière ;
  • qu’il soit en sécurité. Ainsi, qui est en danger et craint pour sa personne ou pour ses biens, pourra prier dans n’importe quelle direction sans avoir à refaire ensuite sa prière.
  • qu’il n’ait pas oublié de s’orienter vers la qibla. Ainsi, qui prie dans une autre direction que celle de la qibla par oubli voit sa prière agréée ; il est toutefois recommandé qu’il la recommence dans son temps légal.

Entre autres énoncés scripturaires qui indiquent que le fait de s’orienter vers la qibla est une condition de validité de la prière, il y a le verset coranique suivant :

Que de fois Nous voyons ton visage virevolter en direction du ciel ! Eh bien ! que Nous te tournions vers une qibla susceptible de te contenter ! Tourne donc ton visage vers le Sanctuaire consacré (al-masjid al-harâm)}
قَدْ نَرَى تَقَلُّبَ وَجْهِكَ فِي السَّمَاء فَلَنُوَلِّيَنَّكَ قِبْلَةً تَرْضَاهَا فَوَلِّ وَجْهَكَ شَطْرَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ
sourate 2, verset 144.

Il y a également cette tradition prophétique :
« Pendant que les fidèles étaient en train de faire la prière du matin àQubâ’, quelqu’un survint qui leur dit : ‘‘Cette nuit l’Envoyé de Dieu a reçu une révélation ; il lui a été ordonné de prendre la Ka‘ba pour qibla. Orientez-vous donc dans cette direction.’’
Aussitôt les fidèles, dont les visages étaient tournés du côté de la Syrie19), firent volte-face et prirent la Ka‘ba pour qibla.20) »

Mais on opère une distinction entre le fidèle qui se trouve à la Mecque et celui qui est hors de la ville sainte. Lorsque le fidèle se trouve à l’intérieur du Sanctuaire consacré de la Mecque, il doit faire face de tout son corps à l’édifice de la Ka‘ba. S’il est à la Mecque, mais en dehors de l’enceinte du Sanctuaire, il doit raisonner pour tenter de faire face à la Ka‘ba21).
S’il est hors de la Mecque, il doit seulement s’orienter vers la qibla et n’est pas tenu de faire face à l’édifice de la Ka‘ba ; l’important étant qu’une partie au moins du visage de l’orant soit face à la qibla.

La prière faite dans un véhicule ou à dos de monture

Relativement à la prière accomplie dans un véhicule, ou bien celle-ci est surérogatoire,ou bien elle est canonique.
Si la prière est surérogatoire, il est permis au fidèle de l’effectuer dans un véhicule en étant orienté dans la direction qu’il prend (et non dans la direction de la qibla), si la distance qu’il parcourt équivaut à au moins quatre vingt un kilomètres(81Km)22).
Il mimera alors l’inclinaison et la prosternation en gardant la position assise, mais veillera à pencher un peu plus le buste en mimant la prosternation.
Si la prière est canonique23), il est interdit au fidèle de la faire dans un véhicule en mimant les gestes de l’inclinaison et de la prosternation en position assise, quand même il serait orienté en direction de la qibla, à moins qu’il soit en danger s’il descend de son véhicule, ou qu’il soit malade et ne puisse en descendre, auquel cas il pourra faire la prière canonique dans ces circonstances sans avoir à la refaire après coup.

1) Dans la Sunna : « Pour trois catégories de personnes, le Calame est levé (c’est-à-dire, trois catégories de personnes ne sont pas reprises au regard de la Loi) : le dormeur jusqu’à ce qu’il se réveille ; l’impubère jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté ; l’insensé jusqu’à ce qu’il recouvre ses sens. » In Abû Dâwûd, d’après ‘Alî
2) Dans le Coran : {Quiconque renie Dieu après avoir cru en Lui, à l’exception de celui qui y est forcé et de qui le cœur reste imperturbable dans sa foi} sourate 16, verset 106.
3) Les non musulmans sont soumis aux prescriptions de la Loi révélée et tenus de ce qui en est la condition de validité, c’est-à-dire l’Islâm. Dieu a dit : {Qu’est-ce qui vous a mené au Saqar (en Enfer) ? C’est, répondirent-ils, que nous n’étions pas de ceux qui prient} sourate 74, versets 42-43
4) Dans la Sunna : « Dieu n’accepte de prière que de celui qui est en état de pureté. » In Muslim, d’après Ibn ‘Umar
5) Dans la Sunna à propos de la pureté du lieu de prière : « Un bédouin se mit à uriner dans la mosquée. Les fidèles l’appréhendèrent à l’envi, mais le Prophète  leur dit : « Laissez-le faire et versez ensuite un seau d’eau – ou une jatte d’eau – sur cette urine. Vous n’avez d’autre mission que de rendre toute chose facile et non de rendre les choses pénibles. » In al-Bukhârî, d’après Abû Hurayra
6) Dans le Coran à propos de la pureté de ce que porte le fidèle : {(Toi qui t’es couvert d’une cape […]), tes vêtements purifie} sourate 74, verset 4.
7) On entend par là la tâche noirâtre que le chameau a au niveau du coude.
8) In Muslim, d’après Jâbir Ibn Samura
9) Dans la Sunna, al-Bukhârî rapporte d’après Jâbir Ibn ‘Abdallâh  que l’Envoyé de Dieu  a dit : « Il m’a été accordé cinq choses qu’aucun prophète avant moi n’avait obtenu : pendant un mois de marche j’ai été protégé par la seule crainte (que j’inspirais). La terre m’a été assignée comme oratoire de prière et pour moi, son sol est pur… »
10) A la différence des parcs pour les chameaux, où il est permis de prier.
11) In Muslim, d’après Jâbir Ibn Samura
12) Dans la Sunna, on rapporte que lorsque ‘Umar  arriva en Syrie, un moine l’invita à se restaurer. « Nous autres n’entrons pas dans vos églises, répondit-il, à cause des statues qui s’y trouvent ».
13) Dans la Sunna, Abû Dâwûd rapporte qu’Umm Salama – Dieu l’agrée – demanda au Prophète  : « Une femme peut-elle prier avec un voile et une tunique sans avoir un pagne dessous (sans rien dessous) ? – Oui, répondit le Prophète, si la tunique est ample et couvre le dos du pied. »
14) La distinction entre ‘awra mukhaffafa et ‘awra mughalladha est la suivante : si le fidèle prie avec une quelconque partie du corps dite ‘awra mughalladha dénudée, il doit obligatoirement refaire sa prière, que ce soit dans, ou hors de son temps légal ; si par contre il prie avec une quelconque partie du corps dite ‘awra mukhaffafa dénudée, il doit obligatoirement refaire sa prière dans le temps légal dit darûrî ; s’il est sorti de ce temps, cela est simplement recommandé et non obligatoire.
15) Dans la Sunna, al-Bukhârî rapporte en en-tête de chapitre (ta‘lîqan) d’après Ibn ‘Abbâs, Jarhad et Muhammad Ibn Jahsh – Dieu les agrée – que, selon le Prophète , la cuisse est au nombre des parties que le fidèle doit cacher.
16) Certains docteurs de la Loi mâlikites, considérant qu’il est difficile d’obéir à cette prescription, autorisent les fidèles à se conformer au rite shâfi‘ite qui autorise la femme musulmane à laisser apparaître de son corps devant ses proches les parties qui sont en deçà des genoux et au dessus du nombril.
17) Dans le Coran : {Dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe ; de ne pas laisser apparaître leurs agréments, sauf ce qui en émerge} sourate 24, verset 31. Commentant ce verset, Ibn ‘Abbâs – Dieu les agrée, son père et lui – a dit : « C’est-à-dire, de ne laisser apparaître que le visage et les mains ». Ce qui veut dire qu’il n’est pas permis à une femme musulmane de laisser paraître ses pieds en public (comme de marcher dans la rue avec des sandales ouvertes). Quant à la voix de la femme, elle n’est pas ‘awra, car les femmes du Prophète  ont parlé aux Compagnons, outre qu’elles l’aient fait derrière un voile, et leur ont enseigné les préceptes de la religion.
18) Une fille de six ans et plus entre dans la catégorie des mushtahât, c’est-à-dire, dans la catégorie des personnes qui peuvent potentiellement exciter le plaisir charnel. Voir, supra chap. Les causes indirectes qui annulent la petite ablution.
19) On pourrait aussi traduire : « étaient tournés vers le nord ».
20) In Muslim, d’après Ibn ‘Umar 
21) Par exemple, en montant sur le toit de l’immeuble où il habite pour s’en assurer.
22) Ou encore, équivaut à la distance à partir de laquelle il est permis de raccourcir les prières. Dans la Sunna, al-Bukhârî rapporte que Nâfi‘ a dit : « Ibn ‘Umar priait sur sa monture et faisait dans la même situation la prière impaire (al-witr), et il racontait que le Prophète  agissait ainsi. »
23) Dhuhr, asr, maghrib, ‘ishâ’ et subh. Dans la Sunna, al-Bukhârî rapporte d’après Jâbir Ibn ‘Abdallâh  : « Le Prophète  fit la prière (surérogatoire) tout en étant sur sa monture et se tournant vers l’Est. Lorsqu’il voulut faire la prière canonique, il descendit (de sa monture) et se tourna vers la qibla. »
precis_de_fiqh_malikite/chap-2-la_priere/condition_prealable_a_la_priere.txt · Dernière modification: 2012/05/31 22:45 par salah
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